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K / A
PRO PO
S D E M
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TR AVA
IL
croate de Susak. Le projet s’inspire d’une ancienne superstition locale appelée « Mrak », qui signifie « obscurité » en croate. On pense que Mrak est porteur de forces malveillantes qui s’en prennent aux enfants et à quiconque qui s’aventure seul dehors la nuit. Il semble que la peur universelle de la nuit noire, présente depuis l’enfance, suive les habitants de Susak jusqu’à l’âge adulte. Le mythe suggère que seul le feu a le pouvoir de se protéger de Mrak. Un feu de joie, une cheminée, une torche ou même une cigarette allumée feront l’affaire. Un mythe ne sort pas de nulle part et depuis la nuit des temps, l’obscurité et la lumière ont joué avec notre perception du bien et du mal, du juste et de l’injuste. Susak Sentinels a été conçu pour prolonger et raviver ce mythe pittoresque, tout en offrant symboliquement à l’île une protection durable contre d’éventuelles influences malveillantes. Le projet se compose de douze images peintes à la main sur biscuit de porcelaine. Chaque peinture est l’interprétation d’une photographie, intégrant une forme de flamme, prise par des artistes participant à Biennale d’art Susak Expo 2018. Avec l’aide d’un pêcheur local, j’ai plongé dans la mer avec chacune de ces peintures sur porcelaine et les ai libérées dans les profondeurs à des coordonnées GPS prédéterminées, créant ainsi un cercle protecteur symbolique autour de l’île. Douze témoignages uniques de moments liés au feu, désormais invisibles dans les profondeurs, inextinguibles, et intégrés à jamais au mythe de Mrak.
Court métrage de 03:0.0 (minutes) sur Susak Sentinels en Croatie, 2018 :
https://vimeo.com/274097977
Page 37-38) LOOPDIVERS (2016) LoopDivers is an installation presenting intermingling histories. Looking down into a box of old photographs, bought at a flea market, I became intrigued by how these old photographs, that almost certainly had no relation to each other, overlapped and intermingled. Portraits, vehicles, cable cars, snowcapped mountains, a child on a swing – these individual stories seemed lost in the mix and yet collectively for me, they started to tell a new tale – LoopDivers. The installation involves several large containers filled with water in a lowlight room, each holding several submerged porcelain paintings – each being a hand-painted interpretation of the said photographs. Water drips intermittently from the ceiling into each container, briefly disturbing the water’s surface and obscuring our view of the submerged porcelain paintings. Memory is never crystal clear but it does develop and with this installation, I wanted to dedicate space to both the individual and collective stories simultaneously unfolding. The installation was accompanied by a hauntingly beautiful soundscape, composed by Carmen B and James S. Taylor, which evoked both the rhythm of water and the fragility of memory.
Short film (51 s) of LoopDivers: https://vimeo.com/200734570 LoopDivers est une installation qui met en scène des histoires entremêlées. En regardant dans une boîte de vieilles photographies, achetée dans un marché aux puces, j’étais fasciné par la façon dont ces vieilles photos, qui n’avaient très certainement aucun lien entre elles, se chevauchaient et s’entremêlaient. Des portraits, des véhicules, des tramways, des montagnes enneigées, un enfant sur une balançoire – ces histoires individuelles semblaient se perdre dans le mélange et pourtant, collectivement, elles ont commencé à me raconter une nouvelle histoire : LoopDivers. Dans une pièce faiblement éclairée, l’installation comprend plusieurs grands récipients remplis d’eau et contenant des peintures sur porcelaine immergées – chacune étant une interprétation peinte à la main desdites photographies. Des gouttes d’eau tombent par intermittence du plafond dans chaque récipient, perturbant brièvement la surface de l’eau et obscurcissant notre vue sur les peintures immergées. La mémoire n’est jamais limpide, mais elle se développe, et avec cette installation, j’ai voulu consacrer un espace aux histoires individuelles et collectives qui se déroulent simultanément. L’installation s’accompagne d’un paysage sonore d’une beauté envoûtante, composé par Carmen B et James S. Taylor, évoquant à la fois le rythme de l’eau et la fragilité de la mémoire. Court métrage (51 s) de l’installation LoopDivers : https://vimeo.com/200734570
Page 39-41) FOOTAGE HAS EMERGED (2013-2014) These are the first two works of the triptych entitled, Footage Has Emerged, which dwell on the bombing of Guernica on April 26, 1937. Picasso’s ‘Guernica’ is arguably one of Arts’ most audacious responses to human violence through art. While historians still debate today the number of civilian casualties inflicted by the bombing, I aimed to question the veracity of documented history versus Picasso’s work of art which will always convey the true horror. Les deux premières œuvres du triptyque intitulé Footage Has Emerged portent sur le bombardement de Guernica, le 26 avril 1937. ‘Guernica’ de Picasso est l’une des réponses les plus audacieuses de l’histoire de l’art à la violence humaine. Alors que les historiens débattent encore aujourd’hui du nombre de victimes civiles causées par le bombardement, mon objectif était de questionner la véracité des documents historiques face à l’œuvre de Picasso, qui transmettra toujours la véritable horreur.
Page 42) CARROUSEL PIC SAINT LOUP (2012) Renaissance artists often made references to dreamlike landscapes in the back- grounds of their paintings. Was this a device to give the principal subject in the foreground a sense of location or time or both?